23 mai 2017

"Un sac" de Solène BAKOWSKI

Mon avis - 4ème de couverture
Lecture de mai 2017

Un beau coup de cœur pour ce thriller. Comment ne pas vouloir aider Anna-Marie, c'est déroutant. Le roman est direct sans fioriture, se lit d'une traite. Une histoire que l'on ne peut pas oublier, c'est dans les tripes que tout se passe. L'auteur nous broie le cœur. Pour un premier roman c'est une belle réussite, j'attends les suivants. Si vous aimez être chamboulé, bousculé alors allez y sans hésiter…

4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu'elle serre comme un étau. Cette femme, c'est Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l'insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s'imaginait pas qu'elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu'elle serre dans ses bras ?

19 mai 2017

"D'encres et de sang" Collectif d'auteurs

Mon avis- 4ème de couverture
Lecture de mai 2017

Un petit plaisir pour une juste cause. Ces nouvelles noires écrites par diverses auteurs don’t la plupart indépendants se dégustent en un rien de temps. A lire sans modération.

4ème de couverture :

Pour la première fois réunis, douze auteurs de talent, venus d'univers différents, de l'horreur au fantastique, du noir au polar. Onze nouvelles parfaitement ciselées, chacun ayant osé relever le défi pour faire de cette anthologie un recueil unique en son genre..
Edition 2017
Les auteurs : 
Matthieu Biasotto, Arnaud Codeville, Michael Fenris, Nick Gardel, Valérie Dufourd, Katia Campagne, Sébastien Vidal, Théo Lemattre, Damien Gruson, Anthony Signol, Lou Vernet, Sandrines Destombes.

18 mai 2017

"Le premier miracle" de Gilles LEGARDINIER

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de mai 2017

Encore un roman remarquable, celui-ci a été mis en route il y a 8 ans, ancré dans les comédies l'auteur ne souhaitait pas le publier de suite. Il nous invite à ne pas en dévoiler le contenu pour que le lecteur s'imprègne seul de cette lecture. Donc je dirais juste qu'il nous promène aux quatre coins du globe autour d'une énigme historique. Suspens, humour, humanité sont les trois mots pour désigner cet écrit. Une nouvelle facette de l'auteur pour notre plus grand bonheur.

Extrait :

"-Cette femme m'a tiré dessus.
- Dans notre métier, tout le monde fait ça sans arrêt. Ne jugez pas Karen sur un malheureux coup de feu. Vous verrez, c'est une jeune femme remarquable."

 
4ème de couverture :

Karen Holt est agent d'un service de renseignements très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d'objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d'un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d'étranges circonstances, elle n'a d'autre choix que de recruter Ben, quitte à l'obliger. Ce qu'ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu'ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu'ils vont affronter peut facilement les détruire... Avec ce nouveau roman, Gilles Legardinier allie pour la première fois tous les talents qui ont fait de lui un exceptionnel auteur de best-sellers. Aventure, intrigue fascinante et humour nous entraînent aux confins des mystères de la science et de l'Histoire.

15 mai 2017

"L'élue : Aiyana" de Cetro - Cédric Veto

Mon avis - Extrait - 4ème de couverture
Lecture de mai 2017

C'est avec hâte que j'ai retrouvé Aiyana et sa légende. L'auteur dans ce 2ème tome nous fait découvrir la région du Médoc entre Cissac et Pauillac, là où une vraie légende s'y est installée (j'ai été voir sur la toile "la dame douce"). Entre la légende, le fantastique et cette visite guidée, une famille se compose autour d'Aiyana au travers de personnes malveillantes guidées par le pouvoir de son don. On retrouve tous les personnages atypiques du premier tome sous la joute verbale de Cédric qui ne manque pas de piquant. L'amour indéfectible autour d'Aiyana se renforce, en elle-t-elle la manipulatrice, ou simplement le destin en a-t-il décidé ainsi? A vous de le découvrir… Ces deux tomes de "L'élue" peuvent être lu par n'importe quel public, jeune et moins jeune, un beau conte. J'espère le 3ème tome pour bientôt ?!



Extrait :

« Donc, une fois que ces particules sont associées, on dit qu'elles floculent. Aiyana ouvrit d'immenses yeux de surprise. — Et ça veut dire que toi et Elsa... vous floculez aussi??? » (de « L'élue II : Aiyana: Roman fantastique » par Cetro)

4ème de couverture :

Aiyana retrouve enfin une vie normale auprès de Marc et Annie. Ils découvrent ensemble les joies de la vie en famille, chacun y trouvant son compte, loin des soucis et de ceux qui les traquent. En vacances dans le Médoc, lieu de résidence d'Elsa, la tante d'Annie, ils seront confrontés au passé de la tribu d'Aiyana, qui tendra à prendre pied dans leur présent et leur réalité. L'élue saura-t-elle éviter les pièges tendus sur son chemin et rencontrer son destin?

14 mai 2017

Nouvelle à lire : Cetro (Cedric Veto)

Écriture de mai 2017 de Cedric Veto - alias Cetro

Voici le post de départ : 
"On va faire un petit jeu, si tu veux.
Si t'as un sujet que tu voudrais voir tourné à la dérision, traité de manière un peu déjantée et trash, même quelque chose de très sérieux, sombre, triste à l'origine, fais m'en part en commentaire.
Tu peux même m'aiguiller si t'as des idées de ce que t'aimerais y lire, des trucs que tu trouves rigolos (si je troue que ça l'est pas, je t'enterre).
Si ça m'inspire, j'essaierai d'en faire quelque chose.
Sinon, docteur Cédric te dira oui en souriant, et mister Cetro te dira d'aller te faire aimer par derrière en suivant.

à tes idées...

Le sujet que je donne en commentaire :
Allez, au tour d'Annick, aujourd'hui.
Je m'attaque à son sujet: une tempête, forte, coupure eau et électricité pendant une semaine, dans un petit village, et la solidarité ou pas...... ;-)
à... ben quand j'aurai fini, tiens.

Et voilà le résultat pour mon plus grand plaisir :

"Voilà, Annick, pour toi 😜
Je te fais le topo.
Grosse tempête, du genre à éburner les ânes. Quoi, on dit écorner les boeufs? Me les casse pas, c'est moi qui conte.
Tout est couché, arbres, lignes électriques et téléphoniques.
Pas mal de baraques endommagées, voire carrément effondrées.
En prévision, un second passage de tempête, plus puissant, la seconde lame qui va tout raser.
On est coupés du monde, les secours peinent à arriver jusqu'à notre village.

Le maire, ce brave homme, décide de réunir tous les villageois sauf sa belle mère dans l'église.
Pour pas qu'elle se sente seule, on dépose tous nos belles mamans avec celle du maire. Tu sais comment c'est, ça a vite fait de te bouffer le canapé en cuir quand ça s'ennuie, ces machins là.
Et nous voilà tous à faire la queue pour entrer dans l'église.
Moi je suis avec mon pote momo.
Première fois de ma vie que je vais mettre les pieds là-dedans.
Mon pote momo aussi, probablement pas pour les mêmes raisons.
Lui il est musulman. J'ai toujours pas compris le concept, je suis pas très éveillé en matière de spiritualité.
Quand il me dit Allah est grand, je crois toujours qu'il me parle de son fils qu'a bien grandi.

Et moi, je suis protestant. Enfin, je proteste, quoi. Ouais tout le temps, et alors?
J'ai remarqué un truc, ce jour là.
Tu sais, on se dit civilisés, évolués. Bien éduqués. Fraternels.
Mais quand même, quand quelque chose merde un peu dans notre quotidien, j'ai l'impression qu'on régresse assez vite.
Dans ces cas là, moi, naïvement, je voyais un truc comme entraide, soutien, et tout le tralala.

Mais le passé a l'air de rattraper mes concitoyens, et le verbe collaborer a pas l'air de leur plaire des masses.
Alors c'est chacun pour sa gueule.
ça se pousse, ça se tire, ça se gueule dessus pour être le premier à entrer et avoir droit aux rations de secours.
T'en as, je suis sûr que s'ils avaient pu rafler le stock, ils nous l'auraient refourgué au marché noir.

Quand on a passé la porte, momo et moi, t'avais la Joséphine qui nous regardait d'un air mauvais, j'ai l'impression que les babouches et la djellaba, niveau mode, c'est pas sa came. Et moi, c'est ma gueule, qu'elle aime pas, Joséphine.

J'ai vu passer la famille Santos, Jésus, Maria (sans déconner) et leurs enfants.
Maria c'est la seule femme du village qui pourrait dire Jésus me baise sans que tout le monde ait envie de l'exorciser, tu vois. Mais elle le dit pas, hein, c'est pas trop le genre.
J'ai regardé les gens se battre pour une couverture, une bouteille d'eau ou une barre de céréales.
T'avais une femme qui tirait sur un gros paquet et qui gueulait "j'ai des enfants, j'ai des enfants".
Ouais ben ça va, je sais que ça doit être douloureux, mais chacun sa croix, hein.

Au fond, y avait un gus tout en noir, comme la Joséphine.
Je lui ai dit, à momo, tu vois, t'es pas le seul à porter la djellaba, ici.
En attendant que les furieux aient fini de s'arracher les yeux pour quelques miettes, j'ai décidé de visiter un peu les lieux, tu vois, pour moi, c'était la découverte.
Déjà, je sais pas qui est l'architecte, mais le mec doit pas être trop au fait des normes en matière d'isolation. T'as vu jouer où qu'on fait des plafonds à 15 mètres de haut, toi? Va chauffer le bousin, c'est vraiment n'importe quoi.

Et puis alors, je veux pas dire, hein, les vitres, OK, c'est plutôt joli, c'est coloré, mais niveau luminosité, tu repasseras. Puis j'ai pas eu l'impression que c'était du double vitrage.
Y avait aussi une espèce de placard à balai avec des rideaux, des grilles.
Je lui ai demandé, à la Joséphine, ce que c'était au juste.
C'est là qu'on fesse? Je me doutais bien que c'était une grosse coquine, la Joséphine, sous ses dentelles noires. Quelle gourgandine.

Au bout d'un moment, le mec en Djellaba noire a pris la parole.
J'ai l'impression que c'est un artiste. Il devait être tout content de faire salle comble, tu vois, ça faisait longtemps qu'il avait pas dû voir autant de monde.
Il a baragouiné tout un texte, mais alors le pauvre, je lui souhaite de pouvoir jouer dans une autre salle, un jour. L'acoustique MI-NA-BLE. T'avais l'impression d'être à la gare et d'essayer de déchiffrer le message que le gus te balance au micro. Tu comprends que dalle.

Si, j'ai saisi qu'il parlait de brebis égarées, à un moment, en me regardant avec insistance.
Le mec doit être intermittent, tu vois, il vit pas de son art, alors il doit être berger pour gagner sa croûte. Avec cette tempête, apparemment, il a perdu son troupeau, le pauvre.
Y avait une petite boîte accrochée au mur, où des gens balançaient des pièces. 
Comme les artistes de rue, le mec doit se rémunérer en faisant la quête, quoi. J'avais plus de pièces de 1 centime, sinon j'aurais volontiers soutenu ses efforts. Ouais, je suis comme ça, moi, tu sais. La main sur le coeur (mais pas trop à la poche)

à un moment, j'ai été pris d'une envie de pisser, mais une velue, tu vois, un truc qui fait oublier aux hommes qu'ils sont pas des clébards pour maquiller le premier poteau venu.
J'ai cherché les chiottes, rien. Une honte, cette salle de spectacle.
Et puis finalement, j'ai vu l'urinoir. Pour la grosse commission, t'es marron, mais la petite, ça passe.
Par contre, c'est un concept un peu particulier, faut pas être pudique, mais bon, quand faut y aller. J'ai profité que la Joséphine était occupée à séparer deux bonshommes en train de se battre pour une boîte de sardine pour me soulager sans avoir son oeil posé sur mon appareil, quoi.

Quand j'ai eu fini, j'ai incité momo à me suivre en coulisses.
à mon avis, le transformiste devait avoir ses loges et ses réserves quelque part, alors plutôt que se battre avec les autres, on allait se servir tout seuls.
On est tombé sur le bar du gugusse. Momo il voulait pas, il boit pas d'alcool.
Mais y avait que du rouge, c'est pas de l'alcool, c'est du vin.

J'aime pas trop ça, mais j'avais soif, et j'ai pas vu de point d'eau autre part que dans l'urinoir, donc le choix était vite fait.
On a sorti les chips apéro. Là encore, je voudrais pas faire la fine gueule, mais les trucs de régime, sans sel, sans goût surtout, c'est vraiment pas ma came.
Pas étonnant qu'il rentre encore dans du 12 ans, le gus (😇).
On a quand même fini la réserve, momo et moi.

Quand on est retournés dans la salle de spectacle, c'était l'apocalypse. Ce que la tempête avait pas réussi à faire, l'individualisme des gens l'avait réalisé.
On aurait dit le radeau de la méduse, un foutoir pas possible, ils s'étaient tous entre déchirés.
Tu aimeras ton prochain, qu'ils disaient. Ben apparemment, ce sera plutôt le suivant, pour eux.
T'avais la Joséphine qui trempait sa main dans l'urinoir et se signait avec frénésie. WTF??? Z'ont de drôles de pratiques, ces cathos, quand même.

Tu veux que je te dise? J'avais presque oublié pourquoi depuis quelques années je vis retiré, comme un ermite. 
Ben cette tempête m'a bien rafraîchi la mémoire.
ça sert à rien de vivre en communauté si c'est pour être aussi centré sur sa petite gueule.
Et c'est bien la dernière fois que je vais à l'église, je trouve qu'on fait tout de même mieux comme spectacle."


Un très grand merci Cédric 💛💜💗







8 mai 2017

"L'élue : Aux origines" de Cetro - Cédric Veto

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de mai 2017

En ouvrant "L'élue" j'ai découvert 10h00 de lecture… long me direz vous?! Non, pas avec Cédric, une fois que l'on s'engage dans ces récits on ne voit plus le temps présent passer. On se retrouve dans "son temps" à différentes époques, avec des personnages tous différents les uns des autres. Des personnages attendrissants, avec des caractères quelques fois apocalyptiques, qui se regroupent pour ne faire plus qu'un autour de "L'élue". Cette petite fille au pouvoirs exceptionnels qu'ils vont se faire un devoir de protéger. Une très belle histoire où l'on se retrouve à côté de ce groupe, avec eux. Les dialogues sont toujours aussi plaisants et le phrasé de la famille Mollard bien fleuris. Le plus de Cédric je dirais. L'auteur s'égare aussi parfois, on sort de l'histoire au détour d'un mot, tiens donc mais où nous promène-t-il!! Un vrai plaisir… Une belle légende ce récit, toujours pleins d'amour, d'empathie, de joie, de tristesse, de rire… J'enchaîne de suite avec le tome 2 "L'élue Aiyana". Je ne peux que recommander tous les romans de Cédric sans exception pour notre plus grand plaisir.
Extrait rien que pour toi Cédric : « Puis elle avança la main jusqu'à la poche de viennoiseries, en écarta l'ouverture, en étudia le contenu. — Par contre, t'aurais pu prendre des pains au chocolat. Il s'étouffa presque sous la surprise, ce qui déclencha le fou rire d'Annie. » : Alors Pain au chocolat ou Chocolatine??? :-D

Extraits :

« Puis elle avança la main jusqu'à la poche de viennoiseries, en écarta l'ouverture, en étudia le contenu. — Par contre, t'aurais pu prendre des pains au chocolat. Il s'étouffa presque sous la surprise, ce qui déclencha le fou rire d'Annie. » (de « L'élue : Aux origines: roman fantastique » par Cetro)

« Marc Tapage, marqué en grandes lettres sur la porte d'entrée.» (de « L'élue : Aux origines: roman fantastique » par Cetro)

4ème de couverture :

Retirée dans l'immensité des prairies de la Saskatchewan vit depuis toujours une tribu paisible, détenant un lourd secret.
Tous les cent ans naît en son sein une enfant dotée d'immenses pouvoirs, à même d'éradiquer les guerres et les conflits, pour peu qu'elle atteigne la maturité nécessaire au contrôle de son pouvoir.
Attisant haine et convoitise, aucune n'a jamais atteint l'adolescence. 
Jusqu'à maintenant...

5 mai 2017

"Les histoires de Carmen" de Dominique LEBEL

Mon avis - 4ème de couv -
Lecture de mai 2017

Recueil de nouvelles toutes aussi sympa les unes que les autres, une heure de lecture pour se détendre fraîchement et se faire du bien. Une belle écriture et un bon moment de lecture. A lire sans modération.




4ème de couverture :

Carmen est née il y a un peu plus d'un an, avec une robe rouge et des cheveux noirs bien mieux coiffés que les miens. Elle a eu une quantité de visites sur mon blog et ce succès méritait bien une récompense : je lui ai donc offert une compilation de ses histoires. Car Carmen certains jours raconte des histoires, elle rêve, réfléchit, s'amuse, s'émeut -à propos de tout et de rien, de la vie comme elle va, de nos petites et grandes misères, de l'amour, du bonheur etc... parfois Carmen fait de la philosophie à la petite semaine.