24 mars 2017

"Juste une ombre" de Karine GIEBEL

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de juillet 2015

Encore une fois je suis époustouflée par l'auteure... un thriller psychologique terrible, remarquable de maîtrise. L'auteure nous plonge au cœur même d'un pur cauchemar. Comment rester indemne avec un roman comme celui-ci... on a envie soi même de venger les victimes. Âme sensible s'abstenir..

Extrait :

Il est là. Les mains de Cloé se crispent sur les draps. Son cerveau se vidange complètement pour se remplir de panique. Elle ne pense plus à rien. Sauf à lui. Et à la mort. Totalement immobile, la bouche maintenue ouverte par ses mâchoires tétanisées, elle coule à pic dans les profondeurs d’une peur primaire, animale. Viscérale. Elle ne le voit pas, elle le sent. Elle entend même sa respiration régulière, maintenant. Son souffle. Celui d’un fauve.
4ème de couverture :

Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal, tu imaginais pouvoir régenter le monde. Tu manipules ? Tu deviendras une proie. Tu domines ? Tu deviendras une esclave. Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t'imposer dans ce monde, y trouver ta place. Et puis un jour... Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi. À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche. Juste une ombre. Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré. On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres. On t'observe jusque dans les moments les plus intimes. Les flics te conseillent d'aller consulter un psychiatre. Tes amis s'écartent de toi. Personne ne te comprend, personne ne peut t'aider. Tu es seule. Et l'ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos. Ou seulement dans ta tête ? Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard...



"Les cicatrices" de Jac BARRON

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de juillet 2016

Premier livre de cet auteur que je découvre, et ça m'en a coupé le souffle, ce thriller est de la même trempe que ceux de Karine Giebel ou Gilles Caillot, à ne pas mettre entre les mains (surtout s'il manque des doigts….) des plus sensibles. Le style est décapant du début à la fin, sans répit, et ça monte crescendo, les personnages y sont torturés dans tous les sens du terme. Le sujet de fond ultra sensible et d'actualité. J'ai adoré et ne manquerait pas de lire les suivants.

Extrait :

Elle sourit en mettant une main sur sa hanche, exagérant la pose. Ici, on est habitué à voir, huit heures par jour, des violences que même les lecteurs de Stephen King n'imagineraient pas

4ème de couverture :

Région parisienne, de nos jours. Un adolescent porté disparu est retrouvé en vie, mais atrocement torturé. Les blessures infligées montrent sans équivoque qu’il s’agit de l’œuvre d’un tortionnaire et que le bourreau recommencera.
Dans ce thriller angoissant, chacun a sa place. Serge Miller, chargé de l’enquête, Franck Marshall, le pisteur de psychopathes, Marc Dru, le psychologue. Il y a aussi « la proie », un jeune homme perdu qui passe ses nuits dans un célèbre backroom parisien depuis qu’il a été rejeté par son père. Dans son errance, il rencontre un curieux personnage qui l’invite chez lui et le retient prisonnier dans sa cave. Le jeune homme s’aperçoit vite qu’il n’est pas seul, que son bourreau s’acharne sur d’autres victimes et qu’il insiste pour qu’il y participe en offrant ses tortures en spectacle. Et puis, il y a « le prédateur », qui repense souvent à son père, celui qui l’a aidé très jeune à tuer. De son enfance à ce jour, il remonte le courant de son parcours initiatique, il donne un sens à ses actions, une logique. À son tour, il a envie de « partager » son savoir, mais il lui faut trouver quelqu’un qui le comprenne...
Thriller psychique au rythme effréné, aux scènes chocs et au suspense haletant, Cicatrices est un roman viscéral, une expérience terrifiante qui s’articule autour de six personnages. L’intrigue se déroule à travers leurs yeux, le lecteur étant, chapitre après chapitre, alternativement dans la peau du psychopathe, du psychologue, de l’enquêteur, de la proie, du pisteur ou de sa petite amie au déséquilibre mental manifeste. Le premier tome la Trilogie des Pulsions donne le ton implacable d’une œuvre sombre et dérangeante qui n’épargne personne, et surtout pas le lecteur.


"Conscience animale" de Franck THILLIEZ

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de juin 2015

Vous voulez retrouvez Sharko à ses débuts, ce livre est pour vous, mais attention c’est une vraie boucherie.... ;-)

Dans ce livre, Thilliez ne nous épargne aucun détail, c’est sanglant, gore, sexuel, un peu barré mais le tout tient la route et au final, on n’est pas mécontent de la dimension surnaturelle du récit. 
A lire pour les fans de l’auteur.

Extrait :

"À cette heure, Sharko se dandinait déjà avec Moulin à la porte de l'appartement de la psychologue. En fin de matinée, isolé dans le maigre bois qui s'étalait derrière le crématorium, il avait laissé les cendres s'égrener entre ses doigts comme du sable noir, en embrassant une dernière fois sa femme dans ses pensées

4ème de couverture :

Sharko la genèse
1er livre de Franck Thilliez , écrit alors qu'il a 26 ans , conscience animale est très très difficile à trouver car selon l'auteur lui-même , il en aurait vendu moins d'une centaine.
Franck cherche son style dans ce texte mélangeant cannibalisme, rite vaudou et puissance animale. Le style Thilliez est déjà là... mais bien enfoui !
Le personnage du commissaire Sharko fait son apparition mais il ne porte pas le même prénom !
Pour les fans de Thilliez , c'est à lire , pour les autres ils peuvent largement s'en passer !
Merci à Franck d'avoir eu la gentillesse de me l'envoyer en format Pdf, en m'avouant qu'il le trouvait "très mauvais"



"Eveil" de CETRO

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lu en juillet 2016

Thriller post-apocalyptique : Au commencement l'entrée, avec des émotions à vous faire chavirer le cœur, au milieu le plat de résistance, du pur thriller - une hécatombe - et de l'humour noir, si si on rit aussi, et en guise de dessert une vraie pièce montée qui se laisse dévoilée inexorablement… L'histoire est tout à fait imaginable, d'ailleurs il en existe des prémisses. Voilà pour ce merveilleux cadeau que ma fait l'auteur grâce au concours des 5000 membres des mordus. Âmes sensibles s'abstenir. J'ai lu ces quelques 300 pages cette après-midi, je n'aurais pas pu le lâcher de toute façon avant de l'avoir terminé. Et oui "ça pique" sérieusement Cedric ;-)


Petite précision qui a une grande importance "Cetro" est un auteur indépendant.

Extrait :

"Il écrivait aussi pour son propre compte, et venait d'éditer son tout premier roman. La lecture de ce dernier marquerait pour elle le tout début de leu romance. Jamais elle n'avait été touchée comme ses mots à lui l'avaient fait."

Résumé :

"Prix des lecteurs obtenu au salon du livre de paris, dans le cadre du prix du polar 2016.

Ce texte peut heurter les sensibilités par sa violence et son absence de concessions faites au politiquement correct. 

Univers déjanté, outrancier, déconseillé aux personnes trop sensibles et bien sûr aux enfants de moins de 16 ans.

On pourrait qualifier ce roman de post apocalyptique... sauf que le grand boom nucléaire n'a pas eu lieu. 
La seule explosion à déplorer ici, est celle des consciences et des valeurs, annihilées par la folie des médias. Le monde vire au cauchemar, à grands coups d'émissions barbares, télé ou internet, ne vantant les mérites que de ceux qui agressent, dénigrant les victimes. 
Plus de règles établies, la boucherie est ouverte, et le plus gros scandale ne sera pas chevalin ni même Findusien. Autrui n'est plus qu'objet, et la cruauté de divertissement est omniprésente.
Dans beaucoup de chapitres, l'écriture traduit les pensées et paroles d'hommes dérangés, n'éprouvant pas la pitié. Autant dire qu'ils ne s'expriment pas comme le duc de Montmorency ou la baronne de mes deux fibres. Ici, les belles princesses ne font plus de jolis enfants ni de vieux os. Leurs princes charmants seraient plus enclin à leur distribuer du GHB qu'à leur prodiguer de chastes baisers.
Tom a tout pour être heureux. Une femme aimante et d'une beauté à saigner du nez, un enfant intelligent et beau comme un astre, un succès mérité en tant qu'écrivain. 
Jusqu'au jour où, emportés par un accident de la route, sa famille disparaît, et lui tombe dans un profond Coma.
Lorsqu'il se réveille, 12 ans plus tard, bien des choses ont changé. Il va alors vivre un cauchemar éveillé.

Entre éclats de pleurs, de sang et de rire. Y a d'la tripe qui vole, de la barbaque sur les murs. De la tendresse malgré tout, des moments d'émotion. Des lecteurs test ont pleuré, d'émotion et de rire. Ils ont aussi tremblé, d'effroi et de stupeur. 

Attention, ça risque de piquer."

"La délicatesse du homard" de Laure MANEL

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de janvier 2017

Le hasard d'une rencontre où toute une vie peu basculer… Un peu de rêve et de fraîcheur dans ce monde de brut… un conte de fée avec en fond un sujet de tout les temps, les secrets de famille, les non-dits, les mensonges qui détruisent à petit feu avant même la naissance d'un enfant et qui ont des répercussions catastrophiques à la construction d'un adulte. Le style d'écriture et la répartition des chapitres en font un roman facile à lire et agréable.

Extrait :

« Ce thé, basique, me fait un peu de bien… Ça me rappelle les doux moments que j’arrivais parfois à passer seule, sur mon balcon, à Lyon, avec un livre de poésie et ma tasse de thé. Ça me paraît déjà loin, comme si j’étais partie depuis des mois. Il faut dire que ce genre de scène paisible ne m’est pas arrivé depuis au moins deux mois, enfin... depuis avant que... » (de « La délicatesse du homard » par Laure Manel)

4ème de couverture :

Le passé est une prison dont on ne s'évade pas.
Elle est partie aussi loin qu'elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde... et venir s'échouer au pied d'un rocher face à la mer d'Iroise.
Elle dit s'appeler Elsa.
Elle ne veut pas qu'on lui pose de questions.
Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?
Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l'accueille sans même savoir pourquoi...
Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

"Sans existence et sans nom" de CETRO

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lu en décembre 2016

Thriller avec une pointe d'humour noir. "Je conseille de ne pas manger, ni de grignoter en le lisant". Cela débute gentiment, s'en suit une séquence émotion tristesse et l'effroyable arrive… enfin j'ai cru… on écarquille les yeux : il a vraiment écrit ça!! on repart dans une séance humour noir, et ensuite, là, oh stupeur, Cédric se lâche et je n'ai plus lâcher le livre jusqu'à la fin.. Et quelle fin, innommable, assassine, cruelle, sidérante, sanglante, glaçante… toute la recette d'un thriller d'exception. A vous de le prendre en main mais attention!! Je vous aurais prévenu… Cédric nous manipule, ne vous y trompez pas…

Extrait :

« Dès tout petit, Ernest avait remarqué mes capacités. Les voisins chez qui il jardinait avaient une bibliothèque immense, comptant plus d'ouvrages que de neurones dans la tête à nos vieux. Il m'en ramenait souvent, que ces gens lui prêtaient. J'ai appris à lire seul. Et j'ai rapidement aimé ça. » (de « Sans existence et sans nom » par Cetro)


Présentation :

Texte violent, âmes sensibles s'abstenir.

Fruit du croisement de la violence et la haine, né dans la souffrance et la froideur, il est différent.
Rien, dans son bagage génétique ou acquis, ne le prédestine à connaître les sentiments inhérents au genre humain.
Pour lui, la vie n'a aucune valeur, et lui-même n'a aucune existence légale.
Il se souvient de tout, au delà des simples souvenirs d'enfance, jusqu'à ce qu'il a vécu dans le ventre de sa génitrice, comme une vie avant naissance. 
Cependant, lorsque d'horribles crimes sont commis dans son entourage, sa mémoire se fait étrangement aléatoire.


23 mars 2017

"La femme-enfant" de Lou VERNET

Mon avis - Extrait - 4ème de couv -
Lecture de janvier 2017


Un gros coup de cœur pour ce roman à huit clos en univers psychiatrique. 
Dérangeant, troublant, stupéfiant mais au plus profond très touchant.
Juste un extrait pour donner le ton :
"Sans répit, avec brutalité et dans le déchirement, la vie rompt, casse, détruit, donne un peu, reprend toujours."
Je ne connaissais pas cette auteur que j'ai découvert par le biais de Fabrice LIEGEOIS lors du salon de Nemours et franchement j'aurais raté une belle occasion de ne pas la lire… 
J'ai tout simplement été scotchée aussi par les dernières pages.....


Extrait :
« Sans répit, avec brutalité et dans le déchirement, la vie rompt, casse, détruit, donne un peu, reprend toujours. » (de « LA FEMME-ENFANT Roman noir » par Lou Vernet)



Résumé


Extrait : Pour la première fois ce matin, Luc m’a fait passer un papier « Qu’est-ce que tu connais le mieux de toi que les autres utilisent le plus ? ». J’ai su que ça venait de lui parce qu’après ça, il n’arrêtait pas de me regarder. J’ai haussé les épaules, style « tu m’en poses une colle » et j’ai pensé « foutu monde que le nôtre ». Y en a pas un pour rattraper l’autre. Des mots jetés à la dérive, devinette à deux balles, jeux de pistes pour trouver le trésor. Abattez les arbres, débitez le papier, la misère va parler. Je lui ai quand même répondu par une autre question « Enfermé dans un cercueil, le tête en bas, je parle toutes les langues. Qui suis-je ? ».
Une seconde amitié était née !
César lui, il a trouvé tout de suite. Il est sagace. Quand à Tibo, c’était le week-end, il avait une perm’ exceptionnelle.
Pas dit pourquoi. On attend qu’il revienne.