27 nov. 2017

"La fille de Pablo" de Noël PEREZ-VERA

Mon avis - Présentation - Bio de l'auteur
Lecture de novembre 2017


J'ai vu défiler pas mal de post sur les réseaux sur ce roman, je me disais : un jour, mais là, trop de livre en attente… Et puis Noël m'a contacté et envoyé son livre broché, et lorsque l'auteur fait ce geste vers moi c'est le rêve, l'enchantement… donc vendredi dernier milieu d'après midi je me plonge dans "La fille de Pablo". Ça démarre très fort, le lieu, l'environnement, ce qu'il s'y passe : ça me parle… les deux premiers chapitres m'ont chamboulée. Tout doucement l'histoire prend une autre tournure, dans le genre : thriller, polar, roman noir et de l'humour… Un mélange détonant que ce style. J'ai adoré les dialogues, les personnages, l'histoire, j'ai accompagné Lily, j'ai cavalé avec elle… et le soir même les dernières pages me filent entre les doigts. Ho et quelle fin pour ce récit !! Oui, j'en suis restée les yeux écarquillés et béate. Je ne peux que le recommandé vivement, il y a quelques scènes un peu dures mais rien de bien méchant (enfin pour moi). Un énorme merci Noël de tout cœur.



Présentation :

Son cauchemar a commencé sur le toit d’une tour de la cité Picasso à Nanterre, à deux pas du quartier d’affaires de La Défense. 
Obligée de fuir Simo son bourreau, elle croisera dans un hall de gare le chemin d’Izraa, une jeune migrante qui lui ressemble étrangement. Une rencontre fortuite synonyme de laissez-passer pour une nouvelle vie.
Pourtant, elle a l’impression de ne plus être vraiment elle-même ; il arrive qu'on l’appelle et qu’elle ne réponde pas, comme si elle ne se reconnaissait pas ou qu’elle était ailleurs, perdue dans un mauvais rêve et prisonnière d’une idée obsédante…
Obsédante jusqu’au délire.
« La fille de Pablo » fait partie des romans inclassables, et c’est tant mieux! On y suit l’histoire de deux jeunes filles, Lily et Izraa. Deux vies au bout du monde, deux cultures différentes, mais qui finiront par être réunies par l’atrocité de leur sort d’une façon toute particulière. Noël Perez-Vera nous fait passer par tous les sentiments, les états d’esprits. Remplis d’effroi devant l’histoire de Lily, il nous décrit la vie dans les cités sans prendre de gants, sans censure, avec toute la sincérité qu’il cache dans ses mots. On accompagne Izraa dans son histoire magnifiquement douloureuse, avec une certaine poésie, que seules les enfants de son âge savent nous transmettre. Et, soudain, sans que l’on s’y attende, le roman bascule dans une folie burlesque, tantôt tendre, tantôt drôle, parfois cruelle. Et ce chemin de la vengeance, emprunté par deux âmes communes, nous fera grincer les dents d’un bonheur cynique et totalement dingue. Avec brio, l’auteur nous parle des cités, des réfugiés, du viol, du handicap, sans sourciller, avec un humour justement dosé! Juste un petit régal.

Bio de l'auteur :

Sachez qu’avant d’être un auteur, Noël Pérez-Véra est d’abord un artiste.
Quand il ne peint pas, il dessine. Il dessine tout le temps. Il dessine sur tout et n’importe quoi : un magazine, un journal, le coin d’une nappe. Il dessine pour personne, pas même pour lui-même.
Le stylo ou le pinceau ne sont jamais bien loin : « jeter de la matière pour mieux voir les choses ! », aime-t-il à dire.
Un jour pourtant, le doute s’est installé : « Peut-être ne suis-je pas doué, pour la peinture ? » 
C’est ainsi qu’il s’est mis à écrire. 
À écrire, oui… mais pas d’une manière conventionnelle, à écrire comme il peint, avec un style qui bouscule les canons littéraires !
Chaque touche de peinture devient un mot, puis la succession des touches une ligne. Les lignes défilent. Ce qu’il préfère par-dessus tout, c’est écrire entre les lignes pour tous ces lecteurs qui prétendent y lire… La succession des lignes forme un chapitre et la succession des chapitres l’histoire. 
Son roman « La fille de Pablo » est une suite de tableaux successifs : tantôt cocasses et désopilants, tantôt grinçants voire cyniques, mais toujours colorés et atypiques comme la peinture d’un certain Pablo.
L’histoire achevée elle ne lui appartient déjà plus, maintenant, comme la peinture du maître, c’est au lecteur de la déchiffrer.

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