25 juil. 2018

"Les voleurs du temps" de Corinne MARTEL

Mon retour - Présentation
Lecture de juillet 2018


Un thriller magistral, une construction originale et intéressante. On est pris à partie dans ce récit qui n'a rien d'un roman à l'eau de rose, on ressent les émotions des personnages, c'est très angoissant. Dès les premières pages la couleur est donnée, le regard sur les mots ou les maux est dramatique. L'histoire est maléfique, tortueuse, un thriller psychologique dans toute sa splendeur, et une fin explosive. Ici point d'enquête policière, c'est "simplement" la vie de trois personnes déroutantes. De jolies illustrations accompagnent la lecture. J'ai rencontré l'auteure le week-end passé à la 5ème édition de "Noir Vézère" au Bugue (24). Une belle personne, généreuse et vive. Je remercie Fabienne de m'avoir conseillé de prendre ce roman (heureusement ! car j'avais déjà lu le premier… mémoire quand tu nous lâche !). Je ne peux que le recommander vivement, je l'ai englouti en une après midi. L'histoire de Chloé, Manon et Valentin est ambiguë, amour, haine, vengeance, manipulations, des blessures irrémédiables, une enfance hors circuit. A vous de découvrir cette terrible histoire et auteure à suivre. Écoutez aussi cette chanson qui, quand elle est sortie, m'a beaucoup chamboulée, j'en ai des frissons à chaque fois que je l'écoute, et je la retrouve ici dans ce livre, hasard ou destin : "Petite Emilie" de Keen'v.






Présentation :

Alors que le lecteur se jette dans l’aventure aux côtés de Chloé et Valentin, qui doivent se marier samedi prochain, les rapports ambigus de la jeune femme et de sa sœur Manon déroutent à souhait. Pour organiser la cérémonie, le couple fait appel à un organisateur de mariage et sa coéquipière cougar, deux personnages atypiques eux-aussi, et il se passera ce qui doit se passer … ou pas. La narration véhicule une angoisse grandissante et interpelle chacun d’entre nous sur les limites que nous sommes prêts à franchir par amour et c’est en fait au cœur de la folie que nous plongeons... Poétique et fou, entre L’écume des Jours de Boris Vian et Régis de James Osmont, addictif et savamment dosé. Corinne Martel a superbement assuré et comblé les espoirs que l’on pouvait mettre en elle après son premier roman. A noter la ponctuation du récit par de superbes illustrations qui confortent le lecteur dans ses errements.

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