19 juin 2019

"Le migrateur" de Raphaël GRANGIER

Mon ressenti - Extraits - Présentation -
Lecture de mai 2019


Après avoir lu ce thriller, peut-être ne verrez-vous plus les grottes de la même façon…
Au début :
  • "Cour d'Assises de Pau, 10h15, le 07 janvier 2021 :
Une nuée impressionnante de journalistes, de caméras et de micros ont envahi les couloirs du Tribunal. Les plus chanceux d'entre eux ont obtenu le droit d'assister à l'audience. Les accès et la circulation aux abords du bâtiment ont été provisoirement coupés et quelques agents du G.I.G.N. ont été postés sur les immeubles aux alentours"

L'auteur va nous balader entre les Pyrénées jusqu'en Tunisie depuis 2017, en passant par Malte, Barcelone, Périgueux… le tout avec des flash-back.

  • "Rue Kléber, appartement 14, mercredi 30 août 5h30…
Dehors, sous les lampadaires de la rue Gambetta, la chaleur s'agrippe aux pierres calcaires des bâtiments blancs de Périgueux. Sous les combles, juste derrière l'angle avec la rue Kléber, la fenêtre de l'appartement 14 est grand ouvert. Stéphanie Denoeux est allongée sur son lit, sans drap ni couverture. A l'intérieur du trois pièces, le reflet orangé des luminaires projette à l'arrière de la pièce l'ombre du vase posé sur l'huisserie de la fenêtre."

Point d'ennui dans cette lecture où les faits nous sont révélés petit à petit, les personnages nous arrivent par chapitre. Tout commence par un procès, un coup de téléphone, un corps… L'argent, la drogue, les embrouilles à démêler cette enquête ne sont pas si simple que l'on pourrait le penser.
L'auteur, comme dans ses autres romans, nous donne de très belles descriptions de lieux, des personnages, des scènes que l'on peut visionner. J'ai bien évidemment relevé d'autres extraits mais ce serait dévoiler certains faits de l'histoire, alors je vous laisse la découvrir, la quatrième de couverture donne le ton. Certaines scènes ne nous sont pas épargnées, mais sans tomber dans l'horreur. Tout est histoire de ressentis, d'allusions, d'odeurs que le texte peut nous transmettre, et ça, l'auteur sait très bien le maîtriser. Il sait aussi nous perdre dans son intrigue, où tous les personnages ne seront peut-être pas ce que nous percevons d'eux ! Inutile de vous dire que j'ai adoré ce roman. Raphaël Grangier fait partie des auteurs que j'ai rencontré, plusieurs fois, il a toujours ce petit sourire en coin qui nous dis : allez je t'ai encore pondu une histoire bien tortueuse, et à chaque fois j'ai beaucoup de plaisir à lire ses récits. Alors une nouvelle fois je tiens à le remercier pour cette lecture qu'il m'a proposée et sa confiance,  nous nous donnons rendez-vous au Bugue (24) le 20 juillet 2019… Aux amateurs de thrillers foncez ce livre vous ravira.





Présentation :

Téléphoner à un ami, un frère ou une sœur, voire même un collègue est une chose profondément banale. Pourtant, lorsque c’est un légiste qui décroche, le jeune major Denoeux va rapidement plonger dans l’horreur. C’est cet appel inattendu de cette femme, en plein cœur de la nuit qui va véritablement chambouler l’avenir de l’officier, et pas seulement sa nuit. Être conviée à identifier son partenaire à des centaines de kilomètres de là. Un gars qui a toujours craché sur les junkies, qui s’est battu au détriment de sa propre santé contre les trafiquants, les dealers et tous les réseaux opaques de la poudreuse, et qui est retrouvé, seul, au fond d’un trou mort d’une overdose. C’est sur ce nid d’incohérences qu’elle rejoindra Simon Durieux, son homologue sur Pau. Lorsque les enjeux dépassent largement l’influence ou l’impact de la loi, quand tant d’argent est posé sur le feutre vert de la table de poker, se montrer trop curieux ou intrépide peut parfois vous coûter la vie. Dans un territoire nationaliste, où les taiseux, les anciens et les bergers se méfient facilement de l’étranger, les raisons d’abandonner et les entraves seront nombreuses pour contraindre à classer l’affaire. Ici, les corps peuvent rapidement nourrir la terre sans jamais y faire pousser d’arbre. Depuis la jungle Colombienne aux berges arides et poussiéreuses de Sidi Ifni, le labo clandestin d’Om Al Arais n’a peut-être pas encore vu son dernier jour arriver. Seule chose certaine : ici, dans ces Pyrénées enneigées, pour la première fois, la poudreuse est tombée dans la Verna.

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